Cycle septennaire (second carré de 4 x 7)

Le premier carré de ayant déboucher sur la construction de son cocon, l'humain entre dans la seconde série de cycles septennaires.

De 28 à 35 ans : consolidation du foyer. Après le mariage, l'appartement, la voiture, arrivent les enfants. Les biens s'accumulent à l'intérieur du cocon. Mais si les quatre premier cycles n'ont pas été solidement construits, le foyer s'effondre. Si le rapport à la mère n'a pas été convenablement vécu, elle viendra ennuyer sa belle-fille. Si le rapport au père ne l'a pas été non plus, il s'immiscera et influencera le couple. Si la rébellion envers la société n'a pas été réglée, il y aura risque de conflit au travail. 35 ans, c'est souvent l'âge où le cocon mal mûri éclate. Surviennent alors divorce, licenciement dépression ou maladies psychosomatiques, Le premier cocon doit dès lors être abandonné et...

De 35 à 42 ans : on recommence tout de zéro. La crise passée, reconstruction d'un second cocon, l'humain s'étant enrichi de l'expérience des erreurs du premier. Il faut revoir le rapport à la mère et la féminité, au père et la virilité. C'est l'époque où les hommes divorcés découvrent les maîtresses, et les femmes divorcées les amants. Ils tentent d'appréhender ce qu'ils attendent au juste non plus de mariage, mais du sexe opposé.
L
e rapport à la société doit aussi être revu. On choisit dès lors un métier non plus pour la sécurité qu'il apporte mais pour son intérêt ou pour le temps qu'il laisse de libre. Après la destruction du premier cocon, l'humain est toujours tenté d'en reconstruire au plus vite un second. Nouveau mariage, nouveau métier, nouvelle attitude. Si on s'est débarrassé convenablement des éléments qui le parasitaient, on doit être capable non pas de bâtir un cocon semblable mais un cocon amélioré. Si l'on n'a pas compris les erreurs du passé, on rétablira exactement le même moule pour aboutir au même échecs. C'est ce qu'on appel tourner en rond. Dès lors les cycles ne seront plus que des répétition des mêmes erreurs.


De 42 à 49 ans : conquête de la société. Une fois rebâti un second cocon plus sain, l'humain peut connaître la plénitude dans son couple, sa famille, son travail, son épanouissement personnel. Cette victoire débouche sûr deux nouveau comportements :
S
oit on devient d'avantage avide de signe de réussite matérielle : plus d'argent, plus de confort, plus d'enfants, plus de de maîtresses ou d'amants, plus de pouvoir, et on n'en finit pas d'agrandir et d'enrichir son nouveau cocon sain. Soit on se lance vers une nouvelle terre de conquête, celle de l'esprit. On entame alors la véritable construction de sa personnalité. En toute logique, cette periode doit s'achever sur une crise d'identité, une interrogation existentielle. Pourquoi suis-je là, pourquoi vis-je, que dois-je faire pour donner un sens à ma vie au delà du confort matériel ?


De 49 à 56 ans : révolution spirituelle. Si l'humain a réussi à construire son cocon et à se réaliser dans sa fammile et son travail, il est naturellement tenté de rechercher une forme de sagesse. Dès lors, commence l'ultime aventure, la révolution spirituelle. La quête spirituelle, si elle est mener honnêtement, sans tomber dans la faciliter des groupe ou des pensées toute prête, ne sera jamais assouvie. Elles occupera tous le reste de l'existence.

FIN DU SECOND CARRE DE 4 x 7 ANS

N.B 1 : L'évolution se poursuit en suite en spirale. Tout les 7 ans, on monte d'un cran en repassant par les même cases : Rapport à la mère, rapport au père, rapport à la révolte contre la société, rapport à la construction de sa famille.
N.B 2 : P
ar moments, certain humain font exprès d'échouer dans leur rapport à la famille ou au travail afin d'être obligés de recommencer les cycles. Ils retardent ou évitent ainsi l'instant où ils seraient obligés de passer à la phase de spiritualité car ils ont peur d'être placés pour de bon face à eux-mêmes
.
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# Posté le dimanche 31 août 2008 09:46

Modifié le mardi 09 septembre 2008 11:25

Nombre d'or

Le nombre d'or est un rapport précis grâce auquel on peut construire, peindre, sculpter en enrichissant son oeuvre d'une force cachée. A partir de ce nombre ont été construits les pyramides de Chéops, le temple de Salomon, le Parthénon et la plupart des églises romanes. Beaucoup de tableaux de la renaissance respectent eux aussi cette proportion. On dit que tout ce qui est bâti sans respecter quelque part cette proportion fini par s'effondrer.

On calcule ce nombre d'or de la magnière suivante :
1 + V5 = 1,61833988
....2

Tel est le secret millénaire. Ce nombre n'est pas qu'un pur produit de l'imagination humaine. Il est vérifié aussi dans la nature. C'est par exemple le rapport d'écartement entre les feuille des arbres afin d'éviter que, mutuellement, elles ce fassent de l'ombre. C'est aussi le nombre qui définit l'emplacement du nombril par rapport à l'ensemble du corps humain.

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Bernard Werber
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# Posté le dimanche 31 août 2008 09:47

Modifié le mercredi 10 septembre 2008 18:48

Idéosphère

Les idées sont comme des êtres vivants. Elles naissent, elles croissent, elles prolifèrent, elles sont confrontées à d'autres idées et elles finissent par mourir.

Et si les idées comme les animaux avaient leur propre évolution ? Et si les idées se sélectionnaient entre elles pour éliminer les plus faibles et reproduire les plus fortes comme dans le darwinisme ?

D
ans "Le Hasard et la Nécessité", en 1970, Jacques Monod émet l'hypothèse que les idées peuvent disposer d'une autonomie propre et, comme les êtres organiques, souhaiter se reproduire et se multiplier.

E
n 1976, dans "Le Gène égoïste", Richard Dawkins évoque le concept d'"Idéosphère". Cette idéosphère serait au monde des idées ce que la biosphère est au monde des animaux.

D
awkins écrit ainsi: "Lorsque vous plantez une idée fertile dans mon esprit, vous parasitez littéralement mon cerveau, le transformant en véhicule pour la propagation de cette idée". Et il cite à l'appui le concept de Dieu, une idée qui est née un beau jour et n'a plus cessé ensuite d'évoluer et de se propager, relayée et amplifiée par la parole, l'écriture, puis la musique, puis l'art, les prêtres la reproduisant et l'interprétant de façon à l'adapter à l'espace et au temps dans lesquels ils vivent.

M
ais les idées, plus que les êtres vivants, mutent vite. Par exemple l'idée de communisme, issue de l'esprit de Karl Marx, s'est répandue dans un temps très court dans l'espace jusqu'à toucher la moitié de la planète. Elle a évolué, a muté, puis s'est finalement réduite pour ne concerner que de moins en moins de personnes à la manière d'une espèce animale en voie de disparition.

M
ais simultanément, elle a contraint l'idée de "capitalisme à l'ancienne" à muter, elle aussi.

D
u combat des idées dans l'idéosphère surgit notre civilisation.

A
ctuellement les ordinateurs sont en passe de donner aux idées une accélération de mutation. Grâce à Internet, une idée peut se répandre plus vite dans l'espace et le temps et être plus rapidement encore confrontée à ses rivales ou à ses prédatrices. C'est excellent pour répandre les bonnes idées mais les mauvaises sont elles aussi propagées car la notion d'idée ne comporte pas de connotation "morale".

E
n biologie également d'ailleurs, l'évolution n'obéit pas à une morale. Voilà pourquoi il faut peut-être réfléchir à deux fois avant de répandre les idées qui "traînent", car elles sont désormais plus puissantes que les hommes qui les inventent et que ceux qui les véhiculent.

Enfin, c'est juste une idée...

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Bernard Werber
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# Posté le mercredi 20 août 2008 10:33

Modifié le mercredi 10 septembre 2008 18:41

Homéostasie

Toute forme de vie est en recherche d'homéostasie. "Homéostasie" signifie équilibre entre milieu intérieur et milieu extérieur. Toute structure vivante fonctionne en homéostasie. L'oiseau a des os creux pour voler. Le chameau a des réserves d'eau pour survivre dans le désert. Le caméléon change la pigmentation de sa peau pour passer inaperçu de ses prédateurs. Ces espèces, comme tant d'autres, se sont maintenues jusqu'à nos jours en s'adaptant à tous les bouleversements de leur milieu ambiant. Celles qui ne surent pas s'harmoniser avec le monde extérieur ont disparu.

L'homéostasie est la capacité d'autorégulation de nos organes par rapport aux contraintes extérieures.

On est toujours surpris de constater à quel point un simple individu peut endurer les épreuves les plus rudes et y adapter son organisme. Durant les guerre, circonstances où l'homme est contraint de se surpasser pour survivre, on a vu des gens qui n'avaient jusque là connu que confort et tranquillité se mettre sans rechigner au régime eau et pain sec. En quelques jours, les citadins perdus en montagne apprennent à reconnaître les plantes comestibles, à chasser et manger des animaux qui leur avaient toujours répugné: taupes, araignées, souris, serpents...

"Robinson Crusoe" de Daniel Defoe ou "L'Ile mystérieuse" de Jules Verne sont des livres à la gloire de la capacité d'homéostasie de l'être humain.

Tous, nous sommes en perpétuelle recherche de l'homéostasie parfaite car nos cellules ont déjà cette préoccupation. Elles convoitent en permanence un maximum de liquide nutritif à la meilleure température et sans agression de substance toxique. Mais quand elles n'en disposent pas, elles s'adaptent. C'est ainsi que les cellules du foie d'un ivrogne sont mieux accoutumées à assimiler l'alcool que celles d'un abstinent. Les cellules des poumons d'un fumeur fabriqueront des résistances à la nicotine. Le roi Mithridate avait même entraîné son corps à supporter l'arsenic.

Plus le milieux extérieur est hostile, plus il oblige la cellule ou l'individu à développer des talents inconnus.

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Bernard Werber
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# Posté le mercredi 27 août 2008 16:22

Modifié le mardi 09 septembre 2008 16:34

Pouvoir de la pensée

La pensée humaine peu tout.
Dans les années cinquante, un porte-conteneurs anglais, transportant des bouteilles de vin de Madère en provenance du Portugal, vient débarquer sa cargaison dans un port écossais. Un marin s'introduit dans la chambre froide pour vérifier que tout à bien été livré. Ignorant sa présence, un autre marin referme la porte de l'extérieur. Le prisonnier frappe de toutes ses forces contre les cloisons mais personne ne l'entend et le navire repart vers le Portugal.

L'homme découvre suffisamment de nourriture mais il sait qu'il ne pourra survivre longtemps dans ce lieu frigorifique. Il trouve pourtant l'énergie de saisir un morceau de métal et de graver sur les parois,heur après heure, jour après jour, le récit de son calvaire. Avec une précision scientifique, il raconte son agonie. Comment le froid l'engourdit, gelant son nez, ses doigts et ses orteils. Il décrit comment la morsure de l'air se fait brûlure intolérable.

L
orsque le bateau jette l'ancre à Lisbonne, le capitaine qui ouvre le conteneur découvre le marin mort. On lit son histoire gravée sur les murs. Le plus stupéfiant n'est pas là. Le capitaine relève la température à l'intérieur du conteneur. Le thermomètre indique 19°C. Puisque le lieu ne contenait plus de marchandise, le système de réfrigération n'avais pas été activé durant le trajet de retour. L'homme était mort uniquement par ce qu'il "croyait" avoir froid. Il avait été victime de sa seule imagination.

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Bernard Werber
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# Posté le mercredi 27 août 2008 16:23

Modifié le jeudi 11 septembre 2008 15:29